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The Blog experiment : essai #1. Si ça fonctionne, je vais CONQUÉRIR LE NET!!!!!!

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December 16th, 2007

Le laptop, ou comment transformer le temps de toilettes en activité créatrice.

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Les toilettes, ou wc, sont reconnues comme un lieu universel de recueillement et de délestage. Là, on se décharge du poids qui nous accable, et on vient trouver paix et légèreté. La plupart des gens meublent leurs toilettes de livres, de mots croisés, de jeux, ou encore de miroirs (parfois de téléphones aussi, mais c'est nettement plus délicat). Moi j'ai mon laptop, et sur lui j'épanche mes remarques impertinentes. Certainement, je me sens un peu bizarre lorsque mon coloc me surprend à sortir des toilettes avec mon ordi à la main, mais qu'importe. Je sais bien que la valeur de ces écrits vaut bien l'incompréhension de mes pairs.
Ainsi donc, sur mon trône, je pense, j'écris et je pousse. La vie, c'est comme la digestion. On découvre une nouvelle saveur, une nouveauté, une friandise, et puis la première impression s'est à peine estompée qu'on se presse déjà d'en extraire les nutriments, les vitamines, et l'énergie. Enrichis de nos apprentissages et de nos expériences, nous nous rebâtissons sans cesse, tandis que le souvenir de notre expérience poursuit son inéluctable procession vers son évacuation finale. Et là, nous nous retrouvons tous un jour, alourdis de ce qui reste de nos bonheurs passés, se recueillant sur le deuil de tout ce que nous allons enterrer, dans ce processus douloureux mais libérateur de la poussée finale. Ce passage obligé, c'est lui qui nous révèle la vraie valeur de ce que nous avons cru posséder, et la perspective que nous emporterons avec nous. C'est là où l'on philosophe, où l'on réfléchit, et où l'on pense (et pousse).
Et moi qui écris tout cela, j'ai déjà presque fini de pousser, et je m'apprête à essuyer toute trace de ce que je viens d'évacuer, pour repartir de nouveau et aller manger. Cycle parfait et infini de la vie et de la digestion.

Sur ces pensées profondes, je vous laisse!

September 19th, 2007

De la révolution poissonique et du siège postal.

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C'est en me remettant à lire que je réalise combien écrire me manque. Non, pas reporter méthodiquement les évènements qui me semblent d'importance, pas non plus satisfaire ma conscience chargée d'un silence trop long, mais écrire, pour le simple plaisir de le faire.

Or doncques, je ne m'épancherai pas aujourd'hui sur une description mécanique de mon travail (fort mécanique au demeurant, mais point désagréable pour autant), mais plutôt sur la surabondance de poissons dans notre appartement, et sur le fait que mon propriétaire nous tient moi et Jon (mon joyeux colocataire) dans un état de siège concernant nos communications postales.


sur les poissons : Avant que je croise sa route, Jon-mon-joyeux-colocataire était un homme comblé : une charmante copine, un réseau d'amis stable, une carrière prometteuse, et deux superbes poissons exotiques, racés, orgueilleux parce qu'inestimables, vestiges des paradis perdus de notre planète, qu'il avait obtenu à prix fous par un moyen qu'il tenait secret et qu'il chérissait depuis plusieurs années. Gigi, noble, fragile, d'une beauté sacrée et pure, était son préféré. L'autre dont le nom m'échappe, était un monstre noir gigantesque, imprévisible, tantôt tranquille, tantôt bondissant, énorme, indomptable, sauvage. Les deux cohabitaient ensemble depuis si longtemps qu'ils étaient devenus une extension l'un de l'autre, reflétant chacun une façade distincte de la personnalité de l'aquarium tout entier. Bref, Jon-mon-joyeux-colocataire était comblé et heureux...

Appartementpuis nous emménageâmes ensemble. En 2 mois, je m'étais retenu avec succès de faire des gaffes majeures, et nous nous entendions donc bien. Mais le naturel, qui n'aime pas trop être chassé, est revenu au grand galop et j'ai fait la boulette : Jon-mon-joyeux-colocataire devait s'absenter pour un voyage de quelques mois en France puis aux États-Unis, et je lui avais proposé de m'occuper de ses poissons durant son absence. Durant des semaines, je m'acquittai de mon devoir religieusement et avec dévotion. Arrive la veille du retour de Jon-mon-joyeux-colocataire...
Ce jour-là s'était passé plein de technicalités légales et juridiques. Bien content que 17h00 arrive, je m'étire, puis me dirige vers l'aquarium. Là, je note quelques détails cocasses : tiens, un des poissons a changé de couleur. Marrant ça, un poisson-caméléon! Il est si différent, bien qu'il ne soit pas totalement adapté à son environnement.. plus blanc qu'avant, certes, sans doute pour se fondre avec les cailloux qui jonchent la surface de l'aquarium. Son attitude s'est adaptée aussi, plus calme, impassible, impénétrabe... un vrai caillou! Le seul problème, ce sont ces yeux!! Bien que beaucoup plus clairs qu'avant, ils ne peuvent être confondus pour des cailloux, ça non! Trop translucides, presque... vitreux. Vitreux? Ça ne peut pas être un bon signe ça. Pas de couleurs + complêtement immobile et raide + yeux vitreux + échoué au fond entre l'algue en plastique et la roche brune = ooooh que non!?!!!? et si. J'ai tué Gigi.
Le lendemain, Jon-mon-joyeux-colocataire débarque, pose ses lourds sacs, et va - évidemment - vérifier comment vont ses protégés. Lorsqu'il aperçoit le cadavre de Gigi dans un Tupperware, il contient sa rage/colère/tristesse/douleur et me dit que ça se remplace un poisson...
Mais pas Gigi.
AquariumDonc, la semaine suivante, Jon-mon-colocataire-en-deuil est revenu avec 60$ de bébés poissons. Nombreux, mais minuscules. Avec leurs têtes difformes et leurs queues sans cesse agitées, ils faisaient penser à des sp.. enfin des.. tu sais quoi, des euh, têtards, oui des têtards. Mais petit têtard deviendra grand, et en 1 une semaine, Jon-mon-colocataire-vachement-préoccupé-par-la-surpopulation-de-poissons a été contraint d'acheter un autre aquarium pour les héberger. Ils sont maintenant bien trop gros et trop nombreux, et si le gros prédateur noir dont j'oublie toujours le nom en bouffe bien 3 ou 4 par jours, il en reste toujours trop. Et ils se reproduisent maintenant.
Mais je m'éternise sur ma vision des choses, alors que du point de vue des poissons, c'est tout autre : les nouveaux poissons se sont vu intégrer des quartiers où le locataire précédent s'est fait assassiner, avant de se faire dévorer par le vieux monstre marin qui arpente encore les lieux, puis se faire déporter dans un nouvel aquarium récupéré dans une brocante. Ils sont donc réfugiés politiques, et il serait imprudent de sous-estimer leur soif de vengeance et de rétribution. Depuis quelques jours, j'ai remarqué qu'ils se battaient moins, comme s'ils se mobilisaient contre une force extérieure plus grande, telle une armée en plein effort. Je crains que je ne sois cette force, et qu'avec le temps la menace des poissons ne devienne bien réelle. Mais comme j'en ai trop écrit sur le sujet, je passe à la suite...

sur mon statut d'assiégé : Nous en sommes à la multénième semaine de conflits contre le représentant du pouvoir suprême. Enfin, notre propriétaire. Multénième, ça veut dire que je n'ai aucune idée du chiffre, sinon qu'il est obèse. Tout cela a commencé un jour où Jon-mon-drôle-colocataire a lancé une remarque joyeuse en épluchant la tonne de publicité quotidienne déchargée dans notre boîte au lettres cabossée : "Cool ça, on n'a pas une facture!"... Cool oui, mais au bout de 2 semaines, un peu inquiétant aussi. 2 semaines de pure publicité. Quelque chose clochait, mais quoi?
Un jour où je travaillais de chez moi (ah les doux avantages confortables de ce métier!), je vis passer le facteur. Curieux, je vais voir le quidam pour me faire dire que oui, il a une tonne de courrier pour moi, mais qu'il n'est autorisé à le mettre que dans une boîte au lettre digne de ce nom (ie : qui n'est pas complêtement éventrée et impossible à fermer à clé). Arf. La publicité colportée depuis tout ce temps nous avait donné l'illusion d'avoir encore accès au courrier, alors qu'il n'en était rien!!! Et maintenant qu'il me le faisait remarquer, je constatai aussi que ma boîte au lettre était salement amochée, ainsi que celle des filles d'à côté. Ce ne pouvait être qu'un acte de vandalisme politique contre le pouvoir que représente notre république de poissons. Ceci dit, malgré tout le respect que je porte aux agitateurs publics et autres délinquants civiques, là il s'agissait de mon courrier quand même. Et puis ils sont pas dangereux nos poissons... enfin pas encore. Bref, le lendemain, Jon-mon-graphiste-de-colocataire et moi décidons de prouver au monde entier qu'est-ce qu'un graphiste et un ingénieur physicien peuvent accomplir lorsqu'ils s'y mettent vraiment. Nous réparâmes la boîte au lettre en question, avec un mécanisme prouvé ET un esthétisme à se pâmer : résultat, nous pûmes dormir du sommeil du juste ce soir-là. Sauf que...

Boîte aux lettresLe lendemain vit son lot de publicités, mais zéro lettres. Le surlendemain non plus. Bref, après une semaine de déception, j'apostrophai à nouveau le facteur pour lui faire part de mon étonnement. Il me répondit que notre bricolage ne l'impressionnait point, et qu'il ne ferait rien tant que mon propriétaire n'aurait pas réparé la maudite boîte aux lettres. Il ajouta qu'il pourrait m'apporter la demi-tonne de courrier en retard le lendemain si je me trouvais à cette heure précise chez moi. Le lendemain, nous reçûmes donc un camion de courrier, colis, factures et lettres, et nous avisâmes notre proprio.
L'histoire pourrait se conclure là, sauf que le propriétaire n'a jamais rien fait, et ça fait plus d'un mois. La semaine dernière, la poste m'a envoyé un avertissement : DEUX facteurs, oui messieurs-dames, deux, ont frappés à ma porte, habillés en FBI, probablement armés, pour me donner un avertissement formel et relever mes empreintes digitales! enfin, prendre mon numéro de téléphone. Ils ont promis des poursuites judiciaires contre le propriétaire, mais je doute de l'efficacité de leur action. Je ne sais pas combien de temps ce siège durera. J'en suis venu à la certitude que notre propriétaire a juré notre perte et planifie de nous couper du reste du monde avant de nous couper l'eau, la nourriture et pire, peut-être même internet... Combien de temps résisterons-nous? nul ne le sait... je vous tiens au courant.

August 8th, 2007

Après la pluie, le beau temps

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Il est 22h25, et je dois avouer que je suis pas mal fatigué. Ces derniers jours ont étés très chargés en nouvelles, principalement de bonnes, et il est plus que temps pour moi de rendre public ce que plusieurs d'entre vous savez déjà.

En mai dernier, j'ai commencé à travailler aux côtés de Mario Rousseau, le père de ma bien-aimée, afin de ressusciter un projet technologique que son ancienne compagnie poursuivait. Mario venait de subir un coup dur fiscalement et personnellement parlant, et était tombé en faillite professionnelle ET personnelle. Dur dur. Et moi donc, ne trouvant point de besogne à Montréal, décidai de saisir l'opportunité de venir travailler à Québec (Auprès de ma blonde, qu'il fait bon fait bon fait bon...). Le travail était intéressant, et chaque jour amenait son lot de nouveauté, de formation et d'apprentissage. La relation avec mon beau-père, de même que notre projet, se développait d'une belle façon. Cependant, les bases financières de notre partenariat reposaient sur le soutien d'une tierce personne, qui n'a pas donné suite à ses promesses suffisamment vite. Au bout de 7 semaines de travail sans paye, j'étais rendu avec la ceinture bien serrée, et sans aucun recour légal (pas de contrat de travail, pas de bail, rien qui prouve ma situation)...

Ce dernier mois, mes chers amis, peut prétendre au prix du "mois le plus difficile de ma vie", du moins financièrement. Les fonds impliqués dans ma réinstallation à Québec, ainsi que les dettes héritées de mes études (et de mon projet avorté de travail au Proche-Orient) ont creusé un fossé gigantesque dans ma marge de crédit. La situation était devenue intenable, d'autant que j'estimais obéir à la voie que Dieu semblait tracer devant moi, sans pour autant voir d'issue. Après avoir sombré dans un désespoir plus sombre de jour en jour, j'envisageai sérieusement aller voir la banque pour me déclarer en situation de surendettement, puis aller quêter mon chèque de BS (l'équivalent québécois du SMIC) et aller manger à la soupe populaire du coin. Dieu m'avait visiblement mal guidé. Dans tout ce bourbier, néanmoins, une chose s'était précisée, et m'était apparu comme porteuse d'espoir : la réaction de Mélanie à cette épreuve. Envers et contre tout attente, elle a trouvé dans cette situation humiliante une façon de me prouver son amour et son soutien, et de m'apporter plus de force que je n'aurais cru pouvoir en attendre de quiconque. Sa présence à mes côtés a suscité en moi de la volonté là où je perdais tout moral, et de la fierté alors que mon estime personnelle atteignait des sous-sols. Cette femme-là mérite que je répète, à tous ceux qui s'intéressent suffisamment à moi pour lire ceci, à quel point elle est exceptionnelle. Elle m'a surpris par sa tristesse en me voyant souffrir, et encore plus par ses encouragements répétés. Sa façon de me voir plus grand que je ne suis me pousse sans cesse à devenir une meilleure personne, et je ne pourrais jamais assez répéter à quel point je m'estime béni et chanceux de pouvoir être son homme.

Ainsi donc, les maigres lueurs d'espoir dans ce tunnel me provenaient d'Elle. Un régime strict d'amour et d'eau fraîche a cependant ses limites s'il ne s'accompagne pas d'un peu de pain et de viande, et j'avais fini par atteindre les miennes.

C'est avec grande joie que je vous partage donc que la semaine passée, j'ai reçu un chèque couvrant mon salaire pour toutes les semaines de travail précédentes, et l'assurance que le reste suivrait. Mario a été libéré de sa faillite hier, et demain, nous entreprenons les démarches pour créer une nouvelle entreprise dont je serais actionnaire à 10%. Le projet avance bien, et je commence à m'installer dans cette ville. De plus, j'ai pu donner mon premier cours de danse à Québec vendredi dernier, et j'ai ramassé une centaine de dollars en 1 soir!! =)
En une semaine, mon trou noir s'est transformé en abondance.

Je vois plusieurs morales à cette histoire.
  • En premier lieu, je suis conscient que la majorité des lecteurs vont juger irresponsable ma décision première d'aller m'associer dans un projet incertain. Je comprend cette réaction, mais je crois sincèrement qu'elle provient d'une analyse partielle de la situation. En réalité, il s'est passé de nombreux évènements, et je ne crois pas que j'aurais pu prévoir de quelque façon que ce soit ce qui allait arriver.
    Ensuite, je crois que les ressources matérielles ne peuvent définitivement pas être prises pour acquises. Jamais. Tout peut partir, comme venir, du jour au lendemain. Prévenir vaut mieux que guérir cependant, et une gestion intelligente peut sauver bien des soucis. Mais on ne sera jamais assuré à 100%.

  • En revanche, l'amour d'une femme est plus puissant que la pire des difficultés, et peut créer le bonheur à partir de la pire des merdes. À ce sujet-là, je dois être le plus heureux des hommes!

  • Finalement, je crois que Dieu sait ce qu'il fait. Aujourd'hui, mes soucis financiers ne sont plus un fardeau, mais il m'a permit de découvrir d'une façon extraordinaire la femme qu'il a mise sur mon chemin. Ce que je retire de cette épreuve est une conscience plus juste de mes limites, une confiance en lui, et un amour incroyable pour Mélanie.


Voilà pour ce soir!
Je me relirai demain pour corriger les fautes. Bonne nuit à tous!

June 7th, 2007

mizajour

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Shit, déjà 21h24. Looks like I won't keep my promise to copaing... it's now too late for me to get out and take pictures of my new chez-moi bathing in the sunshine.
Since I already had a couple of beers, I won't take as much time as I should to perfect my speech. Somehow, english sometimes seems so easier too formulate than french. But then again, I know of some dear friends who don't share my inclination for Shakespeare's language. Darn. So yeah, back in french.


Je suis assis devant mon ordi, en écoutant Counting Crows avec un coton-tige dans l'oreille gauche. J'ai passé la soirée à me faire offrir des bières par-ci par-là par tout le monde que j'ai vu, et ce premier jeudi soir passé dans mon chez-moi s'écoule lentement sur la planète. Fidèle à mon habitude, j'ai pas réécris depuis tout plein de temps. Comme d'hab, 12 millions de trucs se sont combinés pour créer un amalgame de tout plein de nouvelles choses... arf.
1) Tout d'abord, je suis chez moi. C'est nouveau ça, mais très génial aussi. C'est ma chambre dans mon appart! J'enjoy la colocation avec un autre gars très cool, et je passe mes soirées entre l'appart de mel et le mien. Cette proximité a très bon goût. Cette liberté a très bon goût aussi d'ailleurs. Et a un prix, et à ce propos :
2) Je le paye parce que je suis salarié. Et oui messieurs/dames/demoiselles, vous le savez bien, je gagne mon pain et mon cheese whiz à la sueur de mon front. Ce boulot est intéressant, et comporte toutes les joies d'un poste dans une PME. PME? Laissez-moi préciser. PME = Petites et Moyennes Entreprises, soit. Sauf que dans mon cas, ce serait plutôt ME. M pas pour Moyenne, mais pour Minuscule. Comme dans 3 personnes par exemple... Et oui, je représente un tiers de ma compagnie! Inutile de dire que j'apprend beaucoup. En ce moment, le plus gros de mon boulot consiste à déposer un brevet sur notre prochaine invention. Déjà inventée, oui, mais à protéger.
3) J'ai des pensées fort étranges ces derniers temps, concernant l'avenir. Genre devenir avocat en propriété intellectuelle. Ou bien démarrer un studio de danse ici à Québec. Ou encore lancer une compagnie, ou bien devenir humoriste, etc... Bref, des idées spéciales qui mettent le présent en perspective. Tant qu'elles sont inoffensives, je les garde sous la main. N'empêche, humoriste...
4) Je viens de parler à Copaing David, et non content de prendre bien soin de ma petite soeur Bobby, il est entrain d'organiser une expédition au Canada avec sa famille!!! Je suis tout content, et les plans pour leur faire découvrir l'Amérique du Nord à dos de baleine sont déjà en branle. Beautiful!

May 24th, 2007

mise au point

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Je suis un scrogneugneu. Ou bien une "patate", selon une petite framboise que je ne nommerai pas. Pourquoi patate???
La raison est bien simple : j'ai omis de relater les derniers dénouements de ces 10 derniers jours. Hum. Pourtant il y en a plein!!! Alors c'est le coeur bouffi de remords et la tête pleine de choses à raconter que je m'élance, telle la svelte gazelle gambadant guillerettement dans la savane torride, dans l'aventure de la relatation. Mais pour simplifier les choses, je vais un peu formaliser tout ça. Non mais ho.

relatation )
C'est pas beautiful???

April 13th, 2007

twelve of april

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23:35... ouf, il me reste encore 25 minutes avant que ce message ne soit périmé.
Nous sommes aujourd'hui jeudi 12 avril 2007, et ce jour est trrrrès spécial. Tellement spécial qu'il se mérite un message juste pour lui, pour le souligner. aaaah....crevé. Pas arrêté de courir de la journée. Je devrais dormir en ce moment, vu que demain je pars pour Québec City dès le point du jour et qu'il est déjà tard.
- Spécial, me dites-vous, mèzankoi????
- Spécial indeed, réponds-je, puisque c'est il y a 8 années de cela que nous quittâmes notre mère patrie pour trouver neiges, tempêtes, aventure et liberté. Et 8 ans après, il arrive encore à l'homme que suis de songer à l'adolescent inexpérimenté que je fus, ce 12 avril 1999, lorsque j'embarquai dans un avion Air Transat qui allait bouleverser complètement toute ma vie. Bien entendu, j'ignorais tout de ça à l'époque. Je savais que ça changerait fatalement de quoi, mais je n'avais aucune idée de l'ampleur, de la profondeur, de la nature de ce(s) changement(s), et surtout, je n'avais aucune idée du résultat. Mais bon, la journée fut bonne malgré tout. Je viens à l'instant de donner un cours de Swing II. C'était cool. J'aime enseigner.
Aujourd'hui, je suis encore dans un avion comme celui-là. Il m'emporte vers une carrière professionnelle, vers une vie de couple, vers des responsabilités d'adulte, de conjoint, de père de famille un jour. Encore une fois, je n'ai aucune idée du résultat, si ce n'est que c'est l'aventure qui m'attend et que le jeu en vaut la chandelle. N'empêche... ce pays est de plus en plus fucké. On est en avril, et on se tape encore une tempête de neige! En avril!!! N'importe nawak. J'ai mon pantalon trempé. Encore.
J'aime assez peu les moments de nostalgie stérile, qui se contente de poser un regard triste sur le passé et qui ne donnent suite à rien, sauf peut-être de la tristesse ou du vide. Mais lorsque je me souviens du 12 avril, c'est une part de mon identité que je trouve. Aujourd'hui, une grande partie de la façon dont je me définis est liée à mon statut d'émigré. J'en suis fier comme un paon, et je ne l'échangerais pour rien au monde.Toujours pas de boulot... fait chier. Va bien falloir que ça débloque un jour tout ça. Par contre, je conduis!!! Enfin!!!! Bon, c'est qu'une voiture automatique, mais c'est un début. non?
Bon, je vais aller me coucher, heureux d'être dans ce pays, d'en faire partie depuis 1 année de plus, et de songer que la journée de demain me fera retrouver celle que j'aime! =)

March 17th, 2007

without loooove... where would you be now?

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"Man makes everything he can, but the woman meakes a better man" - James Brown

Québec, Québec. La capitale a l'avantage de ne pas avoir trop de distractions lorsqu'on est habitué au rythme frénétique de Montréal, et les fins de semaines - de plus en plus fréquentes - que j'y passe sont donc suffisamment libres et disponibles pour les remplir de temps de qualité avec Mel. Bientôt 6 mois qu'on est ensemble, et tant de choses se sont passées!
Chaque journée passée en sa compagnie m'éclaire davantage sur les défis de notre couple : communication, attentes, choc culturel... J'ai tant de chemin à faire! Mais à chacune de ces révélations nouvelles s'en greffe une plus fondamentale, toujours la même, transcendante, toujours plus grande et plus forte que toutes ces autres : La révélation, c'est tout simplement que je l'aime, et que sa simple personne a tellement de valeur qu'elle justifie en elle-même tous les sacrifices, tous les extra-miles, toutes les fois où je dois faire passer ses intérêts avant les miens. C'est ça le mystère, parce qu'autant je mesure les montagnes à surmonter pour pouvoir devenir un homme à sa mesure, autant l'idée de la savoir à mes côtés me propulse de l'avant sans crainte. Par rapport à ces montagnes, je crois sincèrement qu'il est plus facile de se créer des illusions sur soi-même lorsqu'on est célibataire : se croire facile à vivre, intelligent, altruiste ou même débonnaire. Une relation de couple, en revanche, a la vertu de faire tomber facilement ces belles façades pour révéler ce qui se trouve derrière, d'où le défi. Mais d'un autre côté, confronter la réalité est le seul moyen de grandir, et c'est le chemin sur lequel je me trouve en ce moment. En croissance. Et conscient que ce n'est pas encore gagné! =P
Arf. Qu'importe, je suis bien là où je suis, tant qu'elle m'offre son appui et son soutien.

Sinon, à part ça et sur une note tout à fait différente, j'ai un MacBook!!! Et oui, Philou s'est mis au Mac. Et honnêtement, je suis 100% satisfait. Les Macs sont tous simplement plus robustes, plus rapides, mieux pensés, et même compatibles Windows maintenant! Bref, que du bonheur pur. Je suis un nouveau converti!

February 23rd, 2007

Promis, je remet tout à jour bientôt...

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Je suis bien reviendu, et une certaine personne parle d'une des mésaventures de cette semaine sur son Blog. Patience, je vais bientôt combler le trou bloguesque. J'ai eu mon code, hihihi!

December 19th, 2006

Oh yeah, I'm definitely in Switzerland now.

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Problem #5:
How to make 9 kgs of chocolate fit in my luggage??

December 12th, 2006

J'ai les orteils noirs!!!

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Berlin.
Berlin
C’est la première fois que j’y met les pieds (et le reste aussi), et ma première impression est d’être impressionné. Berlin est l’une des sœurs de la famille nombreuse des grandes villes européennes. Amsterdam, Bruxelles, Paris, Berlin, Barcelone, et d’autres. Montréal est une de leur cousines très proche, et reste probablement la première dans mon cœur. Ceci dit, Berlin est la plus… Allemande de toutes. Je m’explique : comme toutes les sœurs de cette famille, elle est bourrée d’émigrés et d’étudiants, ce qui ne manque point de conférer un certain charme à chacun de ces endroits du globe. Comme ses sœurs, elle reste un pôle technologique et culturel. Et elle est étroitement connectée avec ses sœurs. Ceci dit, il faut l’avouer, malgré toutes ces similitudes, c’est nettement moins le bordel ici que dans les autres capitales. D’où mon qualificatif : c’est nettement la plus allemande de toutes.
Je squatte chez ma chère amie Teresa, et je suis pas encore remis de mon périple européen : dans l’espace de la dernière semaine, j’ai traversé la Belgique (où je retournerais), les Pays-Bas et leurs moulins, et l’Allemagne, ce beau pays que je dois quitter demain déjà pour… la Suisse !
Vouiche.

D’ici là, je mange des kebabs, je goûte les bières européennes et je pense à mon amour au delà de l'océan.

Y a pas à dire, après avoir baby-sitté mes nièces pendant 2 semaines, le choc est rude... et ce voyage est vraiment à la hauteur de ce que j'attendais. le problème maintenant, c'est que j'y prend goût, à ce style de vie.

December 3rd, 2006

pensées de sieste

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*burp*
J'ai encore l'odeur de guacamole dans la bouche, bien qu'il soit passé quatre heures de l'après-midi. Viva los nachos!

Quatre heures quelque chose. L'heure du réveil... C'est une heure imprécise, très progressive. Rien à voir avec le réveil du matin, minuté et précis, hurlant et violent. Surtout violent d'ailleurs. Non, le réveil de la sieste, il se fait quand il se fait, à son propre rythme, jamais le même, mais jamais vraiment différent non plus. Ah ces enfants-là vont me manquer. ils ont une façon vraiment étrange d'organiser une journée. Il n'y a pas vraiment de place à la discussion : siestes, repas, lavages de main et jeux, tous ces rites sont sacro-saints et essentiels.
Et moi, je ne dors pas! Je préfère profiter de ce temps de rare intimité pour connecter avec ceux que j'aime et qui sont loin, et buvant du café et en écoutant du jazz. C'est peut-être même encore plus reposant qu'une sieste, dans un sens. Parce que pour un moment, je peux oublier les responsabilités et croire à l'illusion que je suis le centre de mon univers. Je sais bien que dès qu'elles se réveilleront, ce sera faux, et ça ne me dérange pas non plus. Certainement, j'ai un peu peur quand même, parce qu'un jour, ce seront mes enfants qui prendront cette place dans mes priorités, et je n'aurais droit ni à l'erreur ni aux regrets. Ah... le vertige des responsabilités... je suis sûr que Rachel rira bien en me lisant, elle qui sait bien mieux que moi ce que ce mot signifie, tandis que je panique pour 3 fois rien.

Ceci dit, les enfants, quel apprentissage ils sont! Ils simplifient votre vie de loisir, testent vos limites physiques et mentales dans tous les sens possibles, décentrent toutes vos préoccupations, bouffent tout votre temps, mettent le désordre dans votre maison encore plus que vous ne l'auriez fait seul, vous transforment en militaire ou en clown selon leur bon plaisir, et malgré tout vous donnent tellement d'importance et d'amour que vous ne regretterez jamais tous ces changements. Ainsi va la vie. Dire qu'un jour ce sera moi!!!

November 20th, 2006

Baby-sitting is fun

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Le fauve est enfin endormi, et le sol sous mes pieds fume encore de l'âpre bataille que nous venons de nous livrer. Le chaos des évènements des dernières heures se bouscule encore dans ma tête... La bourrasque, la traversée des torrents de boue tandis que la mousson achevait de noyer la terre derrière les traces que faisaient mes bottes.

RebeccaSarahJe suis à Vergéal depuis quelques jours, un village de 600 habitants, situé proche de Vitré (6000 habitants), non loin de Rennes, en Bretagne. J'ai eu l'occasion de passer des jours de rêve à Paris et de revoir des amis très chers. J'ai pu goûter à quel point la vie y est chère mais agréable (à la différence des Parisiens). Je suis allé squatter, fêter, boire, danser (d'ailleurs, j'ai gagné une 3ème place à un Jack n' Jill improvisé au 9ème Festival de Swing de Paris. Ca fait toujours plaisir! =P). Et depuis peu, j'habite chez ma soeur, son mari et ses filles au coeur de la Bretagne profonde. J'apprend les responsabilités avec des patrons intransigeants : 2 petites filles de 2 et 3 ans. Arf. Pas évident la vie! Le fauve de tout à l'heure s'appelle Rébecca et sourit à la vie sur la photo de gauche (je préfère tout de même l'appeler Robot-K), et l'âpre bataille était destiné à l'amener faire la sieste. La mousson, c'est la météo pourrie dans ce petit bout de France, et la traversée des torrents, c'était le chemin pour amener la grande soeur, Sarah, ma filleule (photo de droite), jusqu'à son école. Le style de vie ici (levers et couchers à heure fixe, repas aussi, 3 heures pour un pipi et 5 heures pour un bain - pas le mien, le leur) est en contraste total avec la vie étudiante que je n'arrivais pas à quitter, même à Paris. Paris, d'ailleurs, j'y retournerais juste avant de passer en Allemagne puis en Suisse, début décembre. Puis en Belgique après. Hey, c'est l'Europe, tout est proche : autant en profiter!

November 10th, 2006

J'ai un cellulaire!

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...et mon numéro est le 06 06 69 95 37.
Sinon je vais bien =)

November 3rd, 2006

Allons enfants de la patriiii-euh

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Ah, la patrie. Reste-t'il encore une notion plus vide et depassée que celle de la patrie???
Dire que par le passé, des gens se sont battus, blessés, tués et sont mêmes morts au nom de la mère patrie. Parce que, par amour pour une notion artificielle, arbitraire et inutile, il fallait se battre! Absolument!!! On a trouvé de la vertu et de l'honneur dans la dévotion a cette mère sanguinaire. C'était important de montrer aux autres qu'on était plus forts qu'eux, et qu'ils n'avaient de choix qu'entre la soumission ou la mort... ah, la beauté du patriotisme!

Me revoilà donc en France, ma "patrie", ce pays que je comprend de moins en moins... mais heureusement, des gens plus intelligents que moi ont su vulgariser l'essentiel. Je conseille fortemement à toute personne concernée par ce mysterieux pays de consulter www.understandfrance.org. De très bonnes informations là-dessus! Heureusement, pas besoin de tout comprendre pour aimer! (Sinon, qui pourrait prétendre aimer Dieu?) Il reste que certaines notions ici me sidèrent par leur force... parlons de l'amitié par exemple. De toutes les différences que je ressens, celles-ci est certainement la plus positive! Ici, l'amitié est une affaire d'honneur. Un engagement de vie, qui prouve la valeur d'une personne. Et entre nous, se battre pour ses amis, c'est quand même bien plus utile et noble que le patriotisme, non?

Donc bref, pour mettre tout le monde au courant : je suis à Cherbourg depuis bientôt une semaine. Cherbourg est un minuscule point insignifiant sur une carte (là, juste a côté de la crotte de mouche), mais c'est la qu'habite ma seule vraie patrie : David, Julie et les autres copains lorsqu'ils y passent. Ma patrie, ce sont eux. C'est d'abord Montreal pour tous les amis et la famille. C'est d'abord Québec pour une certaine demoiselle et des amis. C'est Paris, le Lot-et-Garonne, Grenoble, Sherbrooke, New York, Berlin, Abbotsford, Burlington et toutes ces villes qui abritent ceux qui me sont chers. C'est fort probablement ta ville aussi.

Pour ce qui est du projet de voyage : Rien n'est fixé dans le béton, mais tout porte à croire que la fin de janvier me ramèra au Québec, quelque part entre Montréal et Québec. Pas donc de 2ème partie à ce voyage qui devait me permettre d'aller en Afrique ou au Proche-Orient. Ce projet-là n'est pas abandonné, mais repoussé. En effet, je souhaite toujours faire ce voyage, mais peut-être pas seul. =)

Pour ce qui est de la danse : Hmmm, pas grand chose à Cherbourg. Il y a un festival à Paris la semaine prochaine auquel je compte bien participer, ensuite, je verrais ce qui existe à Rennes!

October 24th, 2006

aujourd'huistre est un austre jour.

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Dur dur le matin9h42 du matin : c'est encore le milieu de ma nuit. Mais l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, et donc c'est plein de courage - et de café - que je m'éveille à la vie malgré la froidure et l'adversité. Que je m'efforce de transcender. Fichtre diantre.
Aujourd'hui, j'ai probablement tout à faire, et je n'ai aucune idée de comment en faire la moitié... Au fait, je me suis payé un appareil photo à 500$!!! Il est trop cool.
Je pourrais parler de pleins de trucs sérieux, mais le plus pertinent demeure Basshunter. Basshunter, c'est un ado suédois atteint du syndrôme de la Tourette qui passe sa vie sur son ordi ou bien à danser comme un fou. Sur de la techno-trance-dance-électro. Ses paroles ne veulent souvent pas dire grand chose, mais peu après avoir été frappés par la profondeur de sa musique, je me suis retrouvé à bouger et sauter comme un robot dans mon salon, avec la musique à fond, et mon frère Matteo en train de faire le ver de terre pendant qu'il se brossait les dents. Torse nu. Avec un chapeau de cowboy en cuir et un foulard. Et c'est à ce moment-là que Dave a sonné à la porte et n'a pas trop compris ce qui se passait chez nous.... hmmm... awkward moment... C'est que JS m'a prévenu : j'ai intérêt à acheter toutes les conneries que je veux AVANT de me marier. La TV : avant. L'ordi super cool : avant. Les légos : avant. La XBOX : avant... etc...
Donc voilà, ça fait maintenant 1 heure que je ne fais rien et je devrais prendre une pause. Pour tous ceux qui étaient au camp avec moi en fin de semaine, j'ai enfin mis les photos en ligne. Pour ceux qui se posent la question, je suis encore et toujours amoureux, et je vois ma douce demain. Et pour Julie et David, est-ce que ma tasse vous rappelle quelque chose??? et merde, mon café est tout froid maintenant....

October 12th, 2006

all you need is...

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Grumph.
C'est mardi que j'aurais dû écrire ça, ça aurait été parfait : mardi dernier, exactement une semaine après les évênements en question! Mais non, paresseux occupé comme je le suis, ce n'est qu'aujourd'hui que je trouve, enfin que je prend, le temps de le faire. Surtout que demain, ce sera chose impossible : je serais en route pour "New York, New Yoooork" histoire de faire une autre overdose de Swing avant de laisser ce monde pour un autre.
Donc voilà, aujourd'hui, je parle d'ELLE.

Mais quelle Elle, me direz-tu vous? Bonne question. Elle, c'est.. Elle! Et Mel est cette Elle. J'ai bien une photo, mais je suis à côté, ce qui fait un nous plutôt qu'une Elle. Bon, là j'en ai déjà dis beaucoup : et oui, il s'agit bien un nous. Ça fait à peine plus d'une semaine que ma vie est renversée par une bourrasque que je ne pensais plus pouvoir entendre souffler sur moi. Messieurs dames, je ne puis le cacher plus longtemps, je suis amoureux jusqu'au bout des extrémités!!!!!!!! (orteils, oreilles, poils de dos... partout!) Hmmmm. la dernière phrase prête à confusion, mais je ne peux plus l'enlever, j'aime trop la parenthèse.


*mange un donut au caramel fourré à la crême Boston*
*se dit qu'il n'y a décidément rien de meilleur au monde que les donuts au caramel fourrés à la crême Boston*


Donc voilà, je sais bien que j'ai pris la mauvaise habitude d'annoncer sur le Blog quand je sortais avec quelqu'un (genre ) mais pas quand ça n'était plus le cas. Pour pallier à ceci donc : non je ne suis plus avec Anne depuis qu'on a cassé (vivent les pléonasmes! ça a duré 1 mois), mais on s'entend super bien encore et elle a trouvé quelqu'un d'autre elle aussi. Na.
Et bien ici, il s'agit d'un autre retournement de situation des plus embêtants, vu que cette fois, c'est assez sérieux : je crois que j'aimerais bien épouser Mel un jour. Et l'aimer durant toute ma vie... Eeet oui, c'est à ce point! Je crois aussi que c'est très imprudent d'écrire ça ici, mais bon, je suis pas toujours en état de réfléchir objectivement quand je pense à Elle.

Les grosses questions à l'horizon sont : pars-je malgré Elle? et : Qui comment quand pourquoi?

  • Pars-je : Certes oui. Si cette relation est ne serait-ce qu'à moitié aussi importante et capitale que je pense qu'elle l'est, alors il s'agit effectivement de la femme de ma vie entière, et un petit voyage ne saurait ébranler l'union céleste de nos destinées qui est écrite dans le cosmos en lettres de feu. Et puis mon billet d'avion n'est pas remboursable. Je termine par le classique :
"La distance est à l'amour ce que le vent est au feu : elle éteint les petits et embrase les grandes"
- Châteaubriand... ou un autre dont je ne me souviens plus
  • ????? : Aaaah, comment c'est arrivé. Ça t'intéresse??? C'est que vois-tu, l'histoire est un peu longue, et je ne sais pas si je peux tout raconter. Ça tuerait les ventes de ma biographie en plus(qui devrait être publiée d'ici moins d'un siècle), tout le monde saurait déjà tout d'avance. Je peux te dire par contre que Mel a réduit en poussière tous mes doutes sur l'engagement, le futur, la vie, etc. Que lorsque je l'ai vue, j'ai compris que si je la laissais passer elle, je ratais la plus belle chance de ma vie entière. Qu'elle n'est ni une danseuse, ni une musicienne, mais que je m'en contrefiche. Qu'elle est belle, intelligente, qu'elle sait apprécier un bon café, qu'elle te donne l'impression que tu es important lorsque tu parles avec elle, que ses yeux feraient fondre même la Fortress of Solitude de Superman, qu'elle a du caractère ET de la tendresse, qu'il faut pas la niaiser avec du chocolat (oooh que non), et que sentir sa main dans la mienne me donne des superpouvoirs (ie : invulnérabilité, possibilité de voler, et télépathie avec elle). Ah, et elle habite Québec city... 3 heures de route de Montréal. Elle me manque terriblement depuis ces derniers jours. Ce qui fait que je m'arrêterais ici de parler d'elle, parce que j'ai plus de kleenex.

September 30th, 2006

Yet agaiin moooore Blog frenzy!

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C'est officiel, je suis en feu. Sérieux. Si non, comment expliquer que c'est déjà on 3 ème message en quoi... 2 semaines? Fuego, Baby, fuego!

Aujourd'hui, il incombe de parler de Baladi. En effet, la raison pour laquelle je rentrais à 4:00AM ce matin est que j'ai eu le privilège d'assister à la répétition d'une troupe de danseuses du ventre hier soir. On était 4 spectateurs... C'était MAGIQUE! Le reste de la soirée inclut un gros party chez Ibrahim et des tonnes d'africains qui faisaient de la Capoeira dans un appartement du plateau. à 2 heures du matin. Enfin, je m'en suis remis, mais ma conclusion est la suivante : les danses typiquement féminines style baladi ou flamenco tiennent du génie! Elles savent capturer l'essence même de la grâce féminine et transformer les danseuses - de simples mortelles - en déesses ultimes.

À part cela, j'ai fais la liste des choses indispensables à faire avant de partir. Cette liste ultra importante inclut aller chez le barbier (dans le quartier italien), manger une poutine supersized, et aller jouer du sax dans le métro. Et faire du cheval. Et aller à NYC. Et danser jusqu'à la fin d'une soirée... genre ce soir... hmmm, faudrait pas que je traîne d'ailleurs, ça commence bientôt.

September 28th, 2006

nocturne nuit

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Moins d'un mois.

Il est 1:33AM et je ne trouve pas le sommeil. Il paraît que de mettre une musique de fond peut aider dans ces cas-là : c'est l'inverse pour moi. Ça fait 50 min que l'accordéon d'Amélie Poulain valse jusque dans mon oreiller et je ne dors point. Je pense.

Je pense à toutes sortes de choses : à tout ce que je ne peux point emporter, à ces détails essentiels pour moi à Montréal qui me seront inutiles au loin, à de récentes conversations, à ce qui me fait peur... ce qui m'attire... et à des gens que je n'ai pas vu depuis longtemps. Je réalise que je ne sais pas trop dans quoi je m'embarque réellement, que je n'ai encore aucun contrat fixe. Tout ce que je sais est que je dois partir, et ce soir, je réalise qu'il y a des choses à faire avant. Des conversations, aveux à faire ou recevoir, et des détails à régler afin d'être tout à fait libre.

...

C'est fou quand même. Ces derniers temps, il faut absolument que je sois hyper sérieux pour écrire sur ce Blog.. Les choses ont changé, je devrais y remettre quelques conneries. Alors pour l'anecdote : je suis allé prendre un café à la Brûlerie St Denis ce soir avec le groupe GBU de cette année. Là-bas, la serveuse est venue me voir pour me dire qu'elle se rappelait de notre groupe qui y venait religieusement (c'est le cas de le dire) l'an passé, chaque mardi. Elle a ajouté que la moitié de tout le staff nous connaissait aussi. Moi, très ému (et fier... parce qu'on a de la visibilité, et que l'an passé, j'étais le président!), je prend ça comme un compliment. Normal quoi. Sauf qu'après, elle raconte à tout le monde l'anecdote qui nous a fait entrer dans la légende : c'était un soir où j'avais eu la bonne idée d'écraser la main de Priscilla sur son banana split... La soirée s'était finie en food fight et j'avais eu la barbe recouverte de chantilly/crême glacée à la vanille/banane/coulis de chocolat. Bien entendu, tous les clients avaient apprécié le spectacle, et les serveuses avaient passé la soirée à laver le mur (le combat avait été féroce). Hmmmm... mon glorimètre a atteint des profondeurs record!

September 17th, 2006

Il y a un temps pour tout

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Dimanche après midi dehors, fatigue dans ma tête.

J'ai pas eu un rythme très orthodoxe ces derniers jours. Rentré à 3h30 du matin samedi, et à 1h30 aujourd'hui. De façon évidente, je suis pas allé à l'église ce matin. J'irais ce soir, histoire d'être 100% réveillé.

...

Que dire? Souvent, les choses les plus futiles sont le meilleur moyen d'aborder la complexité de la réalité. Depuis mon dernier message, il s'en est passé des choses. Il y a Anne avec qui ça n'a pas duré plus d'un mois. Il y a Chloé et Sté.. Rachel, Sarah et Rebecca qui sont venues de France. Heather qui est venue du BC. Virginie de Madagascar/Belgique. Il y a eu la guerre Israël/Hezbollah. Il y a eu le camp. Il y a eu le mariage de Christophe. Il y a eu le mariage de Rebecca et Gab. Il y a le stage de Manouane qui s'est prolongé. Il y a Byron qui est parti à Ottawa. Il y a eu le mariage d'Hélène, et une heureuse rencontre là-bas. Il y a eu Dawson. Et maintenant, Mumu et Dee quittent la SAF, tandis qu'Aidan et Annie reprennent le flambeau.

La vie avance vite, et rien ne dure. À peine une chose finie qu'une autre prend place, avant de se faire chasser à son tour par le flot des actualités. Cet été pratiquement fini aura vu de belles retrouvailles et des adieux tristes, et je n'ai même pas le temps de m'attarder trop longtemps, parce que le vent se lève déjà. Les nomades lèvent leurs voiles et l'utilisent pour avancer, et jusqu'alors, je les ai toujours enviés. À bientôt Virginie...
ET bien ce temps-là est révolu.
Je le sais maintenant, cette vie est bien trop grande pour être complêtement vécue à fond sans laisser s'échapper des occasions ratées par-ci par-là. Alors pour ne pas pleurer sur les changements et le temps passé qui ne reviendra pas, je dois partir à mon tour. J'assume pleinement que je ne pourrais jamais conserver le présent puisqu'il est voué au changement et ultimement à la mort. C'est pour ça que partir n'est pas dur : je quitte ce que j'étais voué à perdre de toutes façons. Et je gagne ce que je ne pourrais jamais perdre, soit de l'expérience et de l'histoire.


J'ai appliqué pour plusieurs postes internationaux, en Israël, au Yémen et au Qatar. Je compte aussi rentrer en France pour y finir l'année... et rien ne me rend plus heureux que de penser à ces avions qui m'emportent vers l'aventure!

July 1st, 2006

Et ils sont où les Brésiliens???

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WOUOOOOOOOOOOOOOOOOHUUUUUUUUUUUUUUOOOOOOOOOOOOOOO

Après 90 minutes de match intense (et un peu trop de bière dans le corps, je l'avoue humblement), j'exulte. Le Brésil, principal et seul favori de cette magnifique Coupe du Monde vient de se faire É-LI-MI-NER par... LA FRANCE!!!!

Et oui. Qui l'eut cru??? Qui aurait imaginé la possibilité infime que...??? Personne?? Et pourtant. La France, avec son équipe de vétérans, était la seule qui, au début du match, pouvait regarder les terribles Brésiliens en se disant que seulement 8 ans plus tôt, ces mêmes brésiliens avaient battus en retraite après un 3-0 aussi monumental qu'humiliant. Le match d'aujourd'hui était tout sauf humiliant, et la multitude réunie dans tous les pubs de Montréal peut en témoigner. C'est un match de rois que les 2 équipes nous ont offert, et franchement, je tire mon chapeau au Brésil, qui s'est bien battu, et je me lève pour notre équipe française, qui a pu réaliser l'impossible, et ce, à la régulière.

Sur ce, je dois filer parce que 8 heures de célébrations m'attendent (il n'est que 17h30 ici)
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