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Mathyas Lefebure [entries|archive|friends|userinfo]
Actualité et aphorismes au compte-goutte

Salon du livre de l'Abitibi-Temiscamingue [1 mai 08|01:53]
Je serai au Salon du Livre de l'Abitibi-Temiscamingue du 22 au 25 mai 2008.  En plus des signatures et rencontres avec les lecteurs, je participerai à deux tables rondes.
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Grand prix de la relève littéraire Archambault [24 avr 08|09:36]
J'ai remporté le grand prix de la relève littéraire Archambault pour d'où viens-tu, berger?


Pour les détails inutiles et le vedettariat:

Dans le Devoir
En vidéo
Sur Canoe


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Exposition [23 avr 08|08:53]
Le paradis perdu de Cioran


Photographies de Anna Dumitrescu et Francois de Narbonne-Lara

Fragments choisis et textes de Mathyas Lefebure

8 mai 2008, 18h00 - Hall de la Fac de lettres de Sibiu, Roumanie

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Roumanie - Hongrie - Autriche - Italie - Provence - Montréal [17 avr 08|18:11]

En plein cœur du séjour en Roumanie où l’hiver devenait long, une mésaventure avec la bureaucratie des visas de long séjour a forcé le départ précipité d’un pays encore sous le joug de la logique communiste dans ses institutions et sa fonction publique, état dans l’état mené par des gros flics viriles friands de pots de vins.

 

J’ai quitté la Roumanie de toute urgence, suite à recommandation de l’ambassade du Canada, pour me réfugier en Provence, en mars.


Le refuge ne fut pas si mal : le studio d’une amie vigneronne, prêté gracieusement pour un mois.  J’y ai rebranché l’ordinateur, et après mes travaux de monogrammes matinaux, je me suis fait œnologue.  Un emploi fort sympathique, après celui de berger et d’auteur : accueillir les clients sur le vignoble, les abreuver de la dégustation des douze vins disponibles et de paroles joviales, puis leur vendre du nectar.  Avantages majeurs : bureau avec vue sur les vignes, accès à des cuves de vin de 200 hectolitres à volonté, jogging entre les oliviers, soleil de Provence et bourgeons des pruniers.

 

Le retour au Québec fut un tantinet difficile, surtout quant au prix de cet odieux monopole d’état après l’abondance de la gratuité.

 

Le passage sera heureusement, encore, assez court.  Je saurai mercredi le 23 avril qui a gagné le prix de la relève littéraire Archambault, pour lequel je suis en nomination.  Conférences au Québec, semblables à celles données en Roumanie et en Belgique pour ceux qui y étaient.  Dates à confirmer.  Passage u Salon du livre de l’Abitibi, du 23 au 25 mai.  Puis retour à la montagne, on est pâtre ou on ne l’est pas, si cette pute de bureaucratie française daigne renouveler mon visa, elle commence sérieusement à se faire xénophobe à l’égard des québécois, faut pas oublier que la mondialisation, c’est pour les marchandises, pas pour les gens.

 

Ecriture à peu près tous les jours à Montréal d’ici là.

 

Conférences, signatures et dates de re-diffusion du documentaire sur le pastoralisme que j’ai co-réalisé en Belgique (disponible en stream) seront bientôt précisées ici.

 

  

 

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Ballades au paradis perdu [13 mar 08|06:49]
Les photos et mes textes devraient être exposés à Rasinari en mai et au Québec à l'automne.




Ballades au paradis perdu 
 

Cioran, penseur du néant, de la vacuité, de la lucidité insupportable. De la permanente dissolution des choses, de la voracité de l’histoire, de la chute. Cioran, persifleur de l’espoir et de toutes les illusions chimériques que nous nous inventons pour rendre supportable une condition métaphysique qui rive à l’épouvante ontologique si on la regarde en face.  Cioran, penseur du fragment, de l’impossibilité du système, de l’unité ou de la cohérence - sauf peut-être dans la récurrence de certains thèmes et les modulations des tons des aphorismes et des brefs et concise ébauches d’essais tout en ratures.

Cioran, ainsi, penseur intemporel, apatride, penseur du degré zéro de la condition humaine ? Pourtant, Cioran, au détour de souvenirs, de correspondance et de certains fragments, ébauche d’abord un lien à l’histoire bien temporel,  au début du siècle, dont on trouve l'origine fiévreuse dans ses écrits polémiques de jeunesse ; Cioran trouve un lieu bien précis à la Chute : le petit village de Răşinari, en Transylvanie, où il est né et a vécu au paradis avant d’en être arraché.  Cioran, exilé à Paris, qui ne revit jamais le village, découvre, au crépuscule du corpus qu’il laisse, que l’on est toujours poursuivi par ses origines. Et qui se dévoile être, envers et contre les refus et acquiescements envers l’idée, être le porteur d’un lien au monde qui a un socle, un lien à l’histoire et à l’enfance envolée bien Roumains :  

    « Après une existence au cours de laquelle j'ai connu bien des pays et j'ai lu bien des livres, je suis arrivé à la conclusion que c'était le paysan roumain qui avait raison. Ce paysan qui ne croit en rien, qui pense que l'homme est perdu, qu'il n'y a rien à faire, qui se sent écrasé par l'histoire. Cette idéologie de victime est aussi ma conception actuelle, ma philosophie de l'histoire. Réellement, toute ma formation intellectuelle ne m'a servi à rien ! » (Cahiers 1957-1972, p. 948) 

    « Je me suis ennuyé partout, à quoi bon avoir quitté Coasta Boacii? […] Ce maudit, ce splendide Rasinari, […] si le mot paradis à un sens, il s’applique à cette période-là de ma vie  » (lettre à Aurel Cioran) 

    « Tout à l’heure, ai écouté de la musique tzigane hongroise. J’ai pensé à mes parents qui l’aimaient, j’ai pensé à mon arrivée à Sibiu, en 1920, à ces airs déchirants qu’on y jouait dans les cafés et restaurants, et j’ai pensé de nouveau à mes parents et à mon enfance, comme je n’y ai jamais encore pensé, et j’ai eu une crise de larmes. Car on ne peut pleurer qu’en évoquant son enfance, et comme la mienne fut extraordinaire, tout ce qui me le rappelle me bouleverse » (Cahiers 1957-1972, p. 964) 
     

Ma rencontre avec le petit village de Răşinari, que je visitais en quasi pèlerinage vers le prophète du Rien, en fut une avec toutes les images qui existaient déjà sur son cimetière, ses paysans, ses bergers, ses bûcherons, et la splendide colline de Coasta Boacii.  L’adéquation entre une pensée à la fois désespérée et tonique et le regard, la rusticité et le regard profond et lumineux des visages malgré un siècle plutôt calamiteux sur le plan historique. 

On ne photographie pas les crachats sur le bitume en voyageant.  Pourtant, ils font tout autant partie de l’espace investi que les monuments, les habits des habitants, les éclairages nocturnes tamisant de longues rues poétiques.  Le ferait-on, cependant, que les crachats ne devraient pas non plus nous empêcher de photographier la mythologie du voyage en question.  La construction et la déconstruction de représentations allégoriques constituent le battement de cœur du voyageur idéal.   

C’est dans cette perspective, à travers quelques textes fragmentés sur le village, ses paysans, et ses exhalaisons de l’esprit roumain ou cioranien, de même qu’un choix de fragments de ce dernier évoquant le dit paradis perdu, que j’ai voulu accompagner le regard profond des photographies d’Ana Dumitrescu et François de Narbonne-Lara , en compagnie de qui j’ai eu la chance de visiter à plusieurs reprises le village et d’y être accueilli chaleureusement chez plusieurs villageois, conscients ou non de vivre dans l’eden.    

 

 


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Conférences [30 jan 08|11:33]
Pour ceux qui me suivent de par le vaste monde, mes prochaines conférences, après le Abitibi tour et le Transylvanie tour, risquent de se dérouler, dans l'ordre, en Moldavie, en Provence, à Bruxelles puis à Montréal.

Entre temps je planche à un deuxième livre et je bois du thé noir.
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Răşinari - le paradis perdu [10 jan 08|18:05]

Une longue route des fêtes de mon anniversaire, célébré par une nuit blanche dans un bar clandestin de Barcelone, au nouvel an passé en compagnie de bergers de Răşinari, paradis perdu d'Emil Cioran, en passant par un retour au mas du Bonheur et des réveillons intimes ou même mondains à Marseille, me ramènent à mon bureau de Cluj-Napoca, pris dans l'hiver d'un pays bancal.

Je n'ai plus que le travail et le jogging (dangereux en pays bancal) pour ne pas mourir de chagrin avant de retourner aux moutons cet été. Avancer l'opus deux, bien en retard, et travailler au projet de fragments poétiques et de photographies sur Răşinari. Si tout se passe bien, j'aurai accès le mois prochain aux archives Cioran, notamment à la correspondance encore inédite entre Emil et son frère Aurel, qui parle beaucoup du cimetière de ce village où le temps, certes, s'est un peu suspendu, mais où les apories guettent toute quête de l'origine.

On peut trouver un aperçu des premières séances de photos sur le site des deux photographes qui y collaborent:





http://web.mac.com/francois.narbonne/ArsMagna99/RASINARI.html


http://web.mac.com/anadumitrescu/Site/Welcome_to_my_vision/Pages/Rural_Romania_Color.html




Edit: Url corrigés
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C'est l'éthanol [16 déc 07|20:12]


Chanson sur la responsabilité sociale.  Il serait bon, en cette ^période de vide éthique où le sens moral se perd, qu’elle soit diffusée de par les contrées afin de rappeler aux gens qu’il leur incombe d’être droits.

 

Sauf si, bien sur, envers et contre eux, ils ont trop bu.

 

Cette chanson s’appelle (c’est pas moi) c’est l’éthanol. Le solo de gazou déménage grave.

 

Bien entendu, c’est copyleft, à bas la marchandisation du lyrisme.

 

 



C'est ici:
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[4 déc 07|17:01]
Rencontres autour de d'où viens-tu, berger?

Mardi 11 décembre 2007 - Université Lucian Blaga, Sibiu, Roumanie.  Lectorat français, 17h00.

(En Roumain, ca donne ceci:

Centrul Cultural Francez din Cluj Napoca,

Lectoratul francez din Sibiu,

Şi Departamentul de franceză al Universităţii Lucian Blaga din Sibiu

 

Va invită

Marţi 11 decembrie la ora 17h

la lectoratul francez

Sala 36, et. 1

Faculatea de Litere a Universităţii Lucian Blaga

 

Pentru o întâlnire/discuţie cu

Mathyas Lefebure

 

scriitor din Québec, autor al cărţii D'où viens-tu berger ?

(Éd. Leméac, 2006)

 

Vroia sa devină cioban. A devenit scriitor.



+++++

Je vais bien entendu profiter de mon passage à Sibiu pour aller me ballader à nouveau dans le cimetière de Rasinari et les rues sorties du temps du village du feu insomniaque.
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[1 déc 07|10:13]

On l’aura remarqué, ce blogue n’est plus un blogue.  Discrétion et rédaction plus intime obligent.  Cependant, cet espace web demeurera le lieu d’annonce d’événements me concernant -- publications, conférences, dysfonctions, etc.

 

Je passe les six prochains mois en Roumanie à me consacrer à l’écriture de l’opus deux.  Si mon surmoi, mon éditeur et les astres le veulent, j’espère en corriger les épreuves cet été en montagne avec mon troupeau pour le publier automne – hiver 2008.

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[1 déc 07|10:08]
D'où viens-tu, berger? est en nomination pour le grand prix de la relève littéraire Archambault.  Le lauréat du prix sera dévoilé en avril 2008.
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[1 déc 07|10:07]

Le montage final des cinq phonies pastorales a été déposé au fond d’aide à la création radiophonique belge, qui a financé sa production.  Il s’agit d’une série de cinq documentaires radiophoniques, que j’ai co-réalisé avec une politologue et un sociologue, qui portent sur le pastoralisme en France.  Différentes facettes de ce mode de production extensif et non productiviste, un des rares à subsister en France, y sont abordées, notamment la fragilité du cycle d’élevage à l’heure de la production intensive, les contraintes des politiques agricoles de l’état français et de l’UE, le lien entre les nouveaux bergers, souvent venus de la ville, et les paysans, issus de la campagne, et les conflits entre éleveurs et écologistes autour de la présence des prédateurs dans les zones de pâturages alpins.

 

Le documentaire sera diffusé en 2008 sur les ondes de Radio Air Libre, une radio associative belge.

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[1 déc 07|10:06]

Après la série de rencontres en Abitibi, logiquement, la suite se déroulera en Roumanie.  Dates à confirmer pour janvier en Transylvanie : Cluj-Napoca, Sibiu et Statu Mare.

 

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Rencontres autour de d'où viens-tu berger [30 oct 07|14:56]

Rencontres autour de d'où viens-tu berger - Abitibi-Temicamingue (Québec)

Lundi 29 octobre 19h00 : Amos - Maison de la culture, 222 1ère avenue est

Mardi 30 octobre 19h00 : La Sare - Théâtre de poche, 195 rue principale

Mercredi 31 octobre 15h30 - Cégep de l'Abitibi-Temiscamingue campusRouyn-Noranda, salle aux usages multiples

Mercredi 31 octobre 19h00 - Bibliothèque Rouyn-Noranda, 201 avenue Dallaire

Jeudi 1er novembre 19h00 - Ville-Marie - Bibliothèque la Bouquine (50, rue Notre-Dame-de-Lourdes)

Vendredi 2 novembre 19h00 - Malartic - Bibliothèque de Malartic (621 de la paix).

Samedi 3 novembre 14h00 - Signatures - Libairie en Marge, Rouyn-Norenda.


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Lecture et dédicaces [24 juil 07|17:44]

Lecture d’extraits de d’où viens-tu, berger ?, dédicaces et ingestion d’éthanol sous forme de vin rouge en compagnie de l’auteur.

 

Jeudi 26 juillet 2007, 20H00

 

Librairie Histoire de l’œil

 

25 Rue Fontange, Marseille.

(près de la Place notre-dame du Mont)

 


Possibilité de prolongement de la soirée : rhétorique, cours de couture de brebis éventrée par le Loup, introduction au jovialisme pastoral, danse du coude, cunnilingus, etc.

 

 

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En librairie [2 oct 06|00:20]
D'où viens-tu, berger? est maintenant disponible en librairie au Québec.  Pour l'Europe, il faut passer par la librairie du Québec de Paris. 

Lecteurs français: toute offre de co-édition française sera appréciée.

Lecteurs russes: toute offre de traduction et d'édition en Russie le sera aussi!

Ce blogue pourrait revenir.
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[9 juin 06|09:38]
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Publié chez Leméac à l'automne.


.Pour le Québec: 20 septembre 2006
.Pour la France: à déterminer


Contact: salonneries@_pasdepourriels_hotmail.com




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